La photographie simple et facile

Tout d’abord, familiarisons-nous avec les molettes de votre nouvel appareil photo. Je vais vous parler des molettes Canon, et plus particulièrement du Canon 7D, puisque c’est l’appareil que je possède. Normalement, le comportement devrait être similaire avec tous les autres reflex Canon et relativement proche pour les Nikon.

Canon 7D
Sur mon Canon 7D, je possède deux molettes qui me permettent de contrôler mon appareil photo, l’une sur le haut de l’appareil, près du déclencheur (1), et l’autre derrière l’appareil, près de l’écran (2) :

De plus, si vous regardez attentivement les photos, vous constaterez que mon 7D possède aussi un écran digital sur le haut (3), où de nombreuses informations bien utiles sont affichées.

Canon 4000D

Si vous avez acheté un Canon 4000D, voici à quoi il devrait ressembler :

Vous remarquez quelques différences. Tout d’abord, le bouton pour choisir les modes a changé de côté et se trouve à la place de l’écran (3) qui était si pratique dans le 7D, et donc absent du 4000D… De même, la molette sur l’arrière de l’appareil a aussi disparue, pour laisser place à 4 boutons (2). La molette près du déclencheur, elle, est heureusement toujours là (1).

Bien entendu, il y a d’autres différences (dont je ne parlerai pas ici), mais elles ne devraient pas nous empêcher de travailler ! 😉

C’est à l’aide la molette (1) que vous allez pouvoir régler votre appareil photo. Parmi les réglages, deux sont importants : l’ouverture et la vitesse d’obturation. Pour bien travailler ensemble, vous allez avoir besoin de comprendre ce qui se cache derrière ces termes techniques.

 

L’ouverture

Un appareil photo est une sorte de boîte noire dans laquelle voyage la lumière. En effet, les rayons lumineux traversent les différentes lentilles de l’objectif pour aller s’imprimer sur le capteur de l’appareil, situé au fond. Entre la première lentille de l’objectif et le capteur, on trouve le mirroir, dont nous avons parlé dans l’article précédent ainsi que l’obturateur et le diaphragme.

Le diaphragme est le pendant mécanique de l’iris de nos yeux. Tout comme nos yeux peuvent ajuster la quantité de lumière qui va s’imprégner sur la rétine, le diaphragme contrôle la quantité de lumière qui va impacter le capteur. Il se trouve à l’intérieur de l’objectif et non de l’appareil lui-même (en tout cas pour les reflex) et a la possibilité de s’ouvrir et de se fermer (tout comme l’iris). Vous pouvez regarder ici pour en apprendre plus sur le fonctionnement du diaphragme. Ce qui est important de savoir c’est que cette ouverture du diaphragme (ou aperture, en anglais) peut être quantifiée. On donne une valeur allant, par exemple, de 1.4 a 22 dans le cas de mon objectif Canon 50mm. Dans le cas des reflex, l’ouverture dépend donc directement de l’objectif utilisé.

La notation conventionnelle pour l’ouverture est désignée par f/ suivi d’un nombre. Toujours en prenant l’exemple de mon objectif 50mm, f/1.4 est l’ouverture maximale alors que f/22 est l’ouverture minimale. Comme vous le constatez, la difficulté vient du fait que plus le nombre est petit, plus le diaphragme est ouvert et donc plus la lumière entre dans l’appareil. Inversement, plus le nombre est grand, plus le diaphragme est fermé et moins la lumière peut entrer.

 

La vitesse d’obturation

Si moins de lumière entre, la photo sera donc logiquement plus sombre. Pour compenser cette variation de luminosité, il faut donc que le temps d’exposition (ou le temps de pose) soit plus long. C’est ce que l’on appelle la vitesse d’obturation, qui est gérée par l’obturateur. En effet, outre le miroir qui reflète la lumière vers le viseur et l’empêche d’atteindre le capteur, ce deuxième volet, ou rideau, protège le capteur. Quand vous appuyez sur le déclencheur, le miroir remonte puis l’obturateur s’ouvre pour que la lumière puisse atteindre le capteur. La vitesse d’obturation est donc la vitesse à laquelle l’obturateur s’ouvre et se ferme pour laisser passer la lumière.

Elle est donnée par votre appareil sous la forme d’un chiffre allant (selon l’appareil) de 30″ » (30 secondes) à 4000. Ce 4000 réfère en fait à 1/4000s soit un quatre-millième de seconde (0.00025s, c’est très rapide !). Donc plus le chiffre est grand, plus la vitesse est rapide.

Donc, pour une exposition correcte, plus l’ouverture sera grande, plus la vitesse d’obturation nécessaire sera haute (c’est-à-dire rapide, sinon la photo sera sur-exposée et trop de pixels blancs envahiront votre photo) et plus l’ouverture sera petite, plus la vitesse d’obturation devra être basse (c’est-à-dire lente, sinon la photo sera sous-exposée et trop de pixels noirs envahiront votre photo).

 

J’ai trouvé 4 objectifs Canon 50mm différents, pourquoi ?

 

Les constructeurs proposent souvent des objectifs similaires mais dans des gammes différentes. Plus un objectif peut ouvrir son diaphragme, plus la lumière peut entrer dans l’appareil et plus l’objectif est cher (en général). C’est donc une valeur importante pour choisir un objectif et cette ouverture maximale est donc toujours indiquée (laissez la souris quelques secondes sur les photos d’objectifs pour découvrir la valeur de leur ouverture maximale).

On dit qu’un objectif est plus lumineux quand son ouverture maximale est plus grande et donc que le chiffre est plus petit, car beaucoup de lumière peut entrer à l’intérieur de l’appareil. Il est donc généralement préférable d’acheter des objectifs avec de faibles valeurs d’ouverture (et nous verrons pourquoi plus tard). L’objectif que je possède est le second, le Canon 50mm f/1.4.

 

La focale

Le point commun de ces 4 objectifs est qu’ils ont la même focale (50mm). Ce sont ce que l’on appelle des focales fixes. D’autres objectifs proposent une plage de focales. Par exemple, l’objectif fournit avec le 4000D est le 18-55 mm F/3.5-5.6. La plage de focales s’étend de 18mm à 55mm. Plus le chiffre de la focale est grand, plus l’objectif peut zoomer, et donc agrandir des sujets lointains. Certains objectifs professionnels, dédiés au sport ou à la photographie animale peuvent avoir des focales de 1600mm ou plus. En général, plus la focale est grande, plus l’ouverture maximale est petite (et donc le chiffre d’ouverture grand). Dans cet exemple, l’ouverture maximale à 18mm est f/3.5 alors que l’ouverture maximale à 55mm est f/5.6, d’où la notation : 18-55 mm F/3.5-5.6. Vous aurez beau fixer une ouverture à f/3.5 à 18mm, dès que vous zoomerez avec votre objectif, vous verrez l’ouverture changer et monter peu à peu jusqu’à f/5.6.

L’ouverture maximale dépend donc de l’objectif utilisé et non de l’appareil. Plus votre objectif a une valeur d’ouverture petite, plus son diaphragme peut s’ouvrir et plus la lumière pourra entrer dans l’appareil et plus le flou d’arrière-plan sera important (et la zone de netteté étroite). A l’opposé, la vitesse d’obturation dépend de l’appareil photo. Certains appareils, comme le mien, peuvent aller jusqu’à 1/4000s alors que d’autres, comme les Canon 1D ou 5D peuvent aller à des vitesses de 1/8000s !

C’est bon, vous avez tout compris ?
Alors c’est parti ! -> Cliquez ici pour votre première leçon : le mode Tv (ou S).

   

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