Utiliser le mode Av (ou mode A)

 
Maintenant que vous avez pratiqué le mode Tv, réglez la molette de mode sur Av (ou A, selon le constructeur) :

Nous allons voir à présent comment se comporte un appareil photo reflex quand on travaille avec l’ouverture du diaphragme. Idéalement, gardez le même objet cobaye pour pouvoir comparer avec la série précédente.

Série de clichés en mode Av

Ce mode semi-manuel donne la « Priorité à l’ouverture » (Aperture, en anglais) donc, contrairement au mode précédent, nous allons maintenant décider de l’ouverture que nous souhaitons donner à l’objectif. Ce choix est déterminé par le flou que nous souhaitons donner à l’arrière-plan et/ou à la quantité de lumière disponible (plus l’environnement est sombre, plus l’ouverture devra être grande afin d’éviter le flou de bougé). Dans ce choix peut aussi intervenir la zone de netteté que nous souhaitons obtenir car, surtout en macro, plus l’ouverture est grande et plus la zone de netteté est étroite, parfois infime, rendant une grande partie du sujet totalement floue (je reviendrai sur la macro dans un prochain article).

Comme vous devez l’avoir compris à présent, l’ouverture va dépendre de votre objectif et non de votre appareil photo. Ainsi, si vous avez plusieurs objectifs, n’hésitez pas à les inter-changer et à faire les tests plusieurs fois pour les comparer. En reprenant mon exemple des objectifs 50mm (pour rappel, voir ici), mon objectif a une ouverture maximale de f/1.4. J’ai donc réglé mon ouverture au maximum pour faire cette nouvelle série.

Faites de même avec le vôtre et tournez l’autre molette, celle située juste à côté du déclencheur, pour changer l’ouverture cran à cran, et la diminuer petit à petit (rappelez-vous, plus la valeur est grande, plus l’ouverture est petite, vous devez donc augmenter la valeur d’ouverture pour fermer le diaphragme).

 

La leçon du jour

Que remarque-t’on dans cette série ?

Comme dans la série précédente avec le mode Tv (ou S), nous constatons que l’exposition de la photo ne change pas alors que l’ouverture diminue. C’est parce que là aussi, l’appareil photo compense la perte de lumière qui entre par un ralentissement de la vitesse d’obturation. Passez la souris au-dessus des photos pour voir la vitesse qui leur correspond, vous verrez que lorsque la valeur d’ouverture augmente (et donc l’ouverture du diaphragme diminue, c’est-à-dire que moins de lumière arrive sur le capteur), l’appareil diminue la vitesse d’obturation pour faire entrer plus de lumière. Vous pouvez aussi constater, qu’au fil des clichés, l’arrière-plan devient de plus en plus net. C’est à cause du diaphragme qui se ferme.

En effet, plus le trou du diaphragme est petit, plus la profondeur de champ (c’est-à-dire la zone de netteté) augmente. Cependant, dans un même temps, plus le trou du diaphragme est petit, plus la diffraction de la lumière va réduire la netteté de la photo (le piqué). Donc si l’arrière-plan sera moins flou, la photo, dans sa globalité sera moins nette (mais il faut tout de même agrandir la photo pour s’en rendre réellement compte et je suis sûr que vous ne voyez aucune différence sur ma série ci-dessus).

Attention donc à ne pas confondre ces deux concepts de netteté : d’une part la netteté de l’arrière-plan (le bokeh) et de l’autre, la netteté de la photo dans sa globalité (le piqué).

L’intérêt d’utiliser ce mode et donc de pouvoir décider de la netteté de l’arrière-plan dans le but, par exemple, d’isoler le sujet (ou un détail) du reste de la scène, typiquement pour les portraits ou la macro. Et pour ne rien vous cacher, c’est le mode que j’utilise toujours quand je photographie.

 

Laisser un commentaire