Ouvre les yeux: confinement COVID-19, l’état des lieux de notre planète.

OUVRE LES YEUX

Durant le confinement, j’ai créé une série de 22 montages photographiques qui visent à dénoncer l’état actuel de notre monde. Ma démarche a consisté à recycler des photographies issues de diverses banques d’images que j’ai utilisé comme les éléments de base pour créer des paysages fatalistes, tout en valorisant le travail d’autres artistes, en évitant de sortir du confinement et en évitant aussi les émissions liées aux transports inutiles.

Chaque photo de l’exposition met en parallèle des photos de modes, où de jeunes femmes prennent des poses improbables, avec des problématiques sociales ou environnementales, faisant ainsi contraster le grave avec le superflu. La frivolité de la mode contraste en effet non seulement avec l’état déplorable de notre planète, mais la mode est surtout l’un des principaux pollueurs et gaspilleurs de ressources. Chaque année, ce sont ainsi plus de 100 milliards de vêtements qui sont vendus dans le monde à grands coups de marketing au sourire bien blanc mais les paillettes de la mode éclipsent en réalité une consommation d’eau excessive (2 700 L pour un simple T-shirt), une émission massive de gaz à effet de serre (1,2 milliards de tonnes par an pour la production et le transport), une utilisation irresponsable de substances toxiques (25 % des pesticides utilisés mondialement, 300-500 millions de tonnes de métaux lourds relargués dans la nature, ajout de perturbateurs endocriniens comme des nonylphenol ethoxylates, et ce malgré leur interdiction), une libération incontrôlée de microfibres synthétiques (500 000 tonnes de microplastiques se retrouvent dans les océans chaque année), une génération aberrante de déchets textiles (4 millions de tonnes par an en Europe) dont seuls 20 % sont recyclés (sources : Greenpeace, 2011 ; Le monde, 2019).

Au triste bilan écologique de ce secteur tertiaire et futile, s’ajoutent de plus des conditions de travail indignes et l’exploitation de populations vulnérables au seul bénéfice des plus favorisées.

Appuyé par des statistiques, ces montages nous poussent ainsi à nous interroger et à nous rendre compte que à quel point notre monde à besoin que l’on prenne conscience de son triste état !

 

Source :

  1. https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/02/25/la-planete-victime-de-la-mode_6030760_3234.html
  2. https://storage.googleapis.com/planet4-international-stateless/2011/07/3da806cc-dirty-laundry-report.pdf
  3. https://www.greenpeace.org/archive-international/Global/international/publications/toxics/Water%202011/dirty-laundry-report-2.pdf

 

Unfortunate

En Europe, 87 millions de personnes (soit 17,3 % de la population) vivraient sous le seuil de pauvreté (source : Eurostat, 2016), dont 700 000 (0,13 %) seraient sans domicile (source : FEANTSA, 2019). A l’échelle mondiale, 10 % de la population vivrait avec seulement 1,90 dollar par jour (source : Banque Mondiale, 2015).

En parallèle, et paradoxalement, le nombre de millionnaires continue d’augmenter (+ 2,4 %), passant d’environ 45 547 000 en 2018 à environ 46 792 000 en 2019. Au total, ce serait 82 % du patrimoine mondial qui serait détenu par seulement 10 % de la population et 1 % des plus riches contrôlerait 45 % de ce même patrimoine (Global wealth report – Crédit Suisse, 2019).

 

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Sources :

  1. https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php?title=Income_poverty_statistics/fr&oldid=456728#Taux_et_seuil_de_risque_de_pauvret.C3.A9
  2. https://www.credit-suisse.com/media/assets/corporate/docs/about-us/research/publications/global-wealth-report-2019-en.pdf
  3. https://www.banquemondiale.org/fr/topic/poverty/overview
  4. https://www.feantsa.org/fr/report/2019/04/01/the-fourth-overview-of-housing-exclusion-in-europe-2019

 

Farming

Les agriculteurs sont ceux qui font vivre plus de 7 milliards d’êtres humains. Sans eux, point de nourriture. Pourtant, un quart des agriculteurs vivraient sous le seuil de pauvreté avec moins de 7 700€ par an pour vivre (source : Le Point, 2019) et 20 % allant même jusqu’à déclarer un revenu nul voire déficitaire (source : Le Monde, 2019) alors qu’ils travaillent plus de 50 heures par semaine, en moyenne (source : INSEE, 2016).

Le nombre de suicides serait ainsi plus important chez les agriculteurs que dans le reste de la population, avec un risque plus élevé de 12 % (source : Ouest-France, 2019). A côté de cela, le nombre d’exploitants agricoles s’érode chaque année entre 1,5 % et 2 % par an, faute de repreneurs (source : Ouest-France, 2019).

 

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Sources :

  1. https://www.lepoint.fr/economie/le-vrai-salaire-des-agriculteurs-francais-22-02-2019-2295601_28.php
  2. https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/08/pres-de-20-des-agriculteurs-n-ont-degage-aucun-revenu-en-2017_6018444_3244.html
  3. https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/2492226/FPORSOC16k4_F3.4_duree-travail.pdf
  4. https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/le-nombre-de-suicides-est-bien-plus-eleve-chez-les-agriculteurs-affirme-la-mutualite-sociale-6435931
  5. https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/le-nombre-d-agriculteurs-continue-de-baisser-en-france-6200688

 

Unplugged

Alors que la pauvreté ne cesse d’augmenter, chaque année, dans le monde entier, ce sont près de 1/3 des aliments qui sont gaspillés. Cela représente entre 95 et 115kg par personne et par an en Europe et en Amérique du Nord, soit 1,3 milliard de tonnes de nourriture jetée à la poubelle ! (source : FAO, 2019) En comparaison, ce sont 821 millions de personnes qui souffrent de sous-alimentation chronique à travers le monde (source : OMS, 2018). Avec seulement ce qui est jeté en Europe, il serait possible de tous les nourrir.

Paradoxalement, l’obésité ne cesse de progresser dans le monde où plus de 13 % des adultes est obèse (source : OMS, 2018). Étrangement, la sous-alimentation et l’obésité coexistent dans de nombreux pays et peuvent même être vus côte à côte dans un même foyer.

 

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Sources :

  1. http://www.fao.org/save-food/ressources/keyfindings/fr/
  2. https://www.who.int/fr/news-room/detail/11-09-2018-global-hunger-continues-to-rise—new-un-report-says

 

Greed

A côté de cela, avec l’augmentation de la population et des besoins alimentaires, la monoculture s’intensifient au détriment des forêts. La forêt amazonienne, par exemple, recule chaque année d’environ 50 000 km² (source : Libération, 2019). La surconsommation d’aliments élaborés, contenant du cacao, du soja, ou de l’huile de palme, surtout, favorise la déforestation dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Brésil, l’Indonésie et la Malaisie (source : Science et Avenir, 2018 . En Europe, 33 millions de tonnes de soja sont importés chaque année, dont 87 % est utilisé pour nourrir le bétail et la volaille (source : Le Monde, 2019).

Cette déforestation contribue au réchauffement climatique en relâchant le carbone capturé et en diminuant sa recapture. Elle est aussi l’une des principale cause de la perte de biodiversité et de l’appauvrissement des sols et réduisant la biodiversité ainsi que l’habitat de nombreuses espèces animales. De plus, le suremballage, sous forme de sachets individuels notamment, contribue à augmenter la pollution plastique qui asphyxie nos océans et chaque européen génère plus de 31kg de déchets liés aux emballages plastiques chaque année, totalisant 15,8 million tonnes dont seuls 40 % sont recyclés (source: Euostat, 2018).

 

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  • Unsplash : Nguyen Duc Khoi, Zoltan Tasi
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  • Shutterstock : bezikus, Rich Carey

 

Sources :

  1. https://www.liberation.fr/checknews/2019/08/27/l-ampleur-des-incendies-en-amazonie-est-elle-vraiment-historique_1747356
  2. https://www.sciencesetavenir.fr/nutrition/aliments/cacao-soja-et-huile-de-palme-responsables-de-deforestation_129298
  3. https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/08/30/la-foret-amazonienne-brulee-par-l-industrie-de-l-elevage_5504493_3232.html
  4. https://ec.europa.eu/eurostat/en/web/products-eurostat-news/-/EDN-20180422-1

 

Pamphlets

Mais la déforestation n’est pas du seul fait de la monoculture. Chaque année, environ 8 millions d’hectares de forêt disparaissent, en grande partie due à l’agriculture, l’élevage et l’urbanisation, principalement en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, totalisant un perte de 240 millions d’hectares entre 1990 et 2015 (source : FAO, 2015 ; WWF, 2015). La déforestation s’est encore accélérée ces dernières années avec de violents incendies au Brésil, en Australie, en Californie et en Sibérie.

Dans les pays industrialisés, l’industrie papetière n’est pas en reste puisque rien qu’en France, par exemple, 1/4 du papier fabriqué avec les coupes d’arbres, soit 820 000 tonnes, serait utilisé pour imprimer 18 milliards de prospectus publicitaires alors que dans le monde, ce serait 80 millions de tonnes de carton qui serait utilisé chaque année (source : Planetoscope, )

 

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  • Pixabay : OpenClipart-Vectors

 

Sources :

  1. https://www.wwf.fr/champs-daction/foret/approvisionnement-responsable/deforestation
  2. http://www.fao.org/3/a-i4793f.pdf
  3. https://www.planetoscope.com/papier/704-distribution-de-prospectus-publicitaires-en-france.html
  4. https://www.planetoscope.com/papier/1254-consommation-de-carton-d-emballage-dans-le-monde.html

 

Waste Beach

Outre les emballages, ce sont 8,3 milliards de tonnes de plastique qui ont été produites depuis le début des années 1950, dont seuls 9 % ont été recyclés. Chaque année, ce sont 8 millions de tonnes qui se retrouvent dans les océans, totalisant jusqu’à 300 millions de tonnes et allant jusqu’à créer un « septième continent » (source : Le Monde, 2017).

Non seulement, ce plastique se retrouve dans les poissons que nous mangeons, voire même dans ceux vivant dans les failles océaniques les plus profondes, mais il tue aussi 1,5 million d’animaux chaque année (source : Le Figaro, 2014). Le plastique nécessite entre 100 ans et 1000 ans pour se dégrader et 90 % des débris plastique marins s’échoueraient dans les zones littorales (source : Futura-sciences, 2020).

 

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  • Shutterstock : studioloco, nevodka

 

Sources :

  1. https://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/07/19/depuis-1950-l-homme-a-fabrique-8-3-milliards-de-tonnes-de-plastiques_5162660_1652666.html
  2. https://www.planetoscope.com/eau-oceans/96-dechets-plastiques-rejetes-dans-l-ocean.html
  3. https://www.lefigaro.fr/sciences/2014/10/21/01008-20141021ARTFIG00208-les-dechets-plastiques-tuent-15-million-d-animaux-par-an.php
  4. https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/pollution-plastique-on-retrouve-99-plastique-disparus-ocean-62879/
  5. https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eco-consommation-duree-vie-dechets-707/

 

Fueling

Si le plastique représente la principale cause de pollution des océans, les marées noires ne sont pas en reste puisqu’elles déversent en moyenne 119 729 tonnes de pétrole dans les océans chaque année, avec heureusement une nette diminution ces dix dernières années. A ces accidents, s’ajoutent les dégazages sauvages qui relargueraient 1 million de tonnes de pétrole par an (source : Planetoscope, 2019).

Il existe aussi un risque encore plus important que ces tankers naufragés puisque 6 338 épaves immergées durant la seconde guerre mondiale, renfermant entre 2 et 20 millions de tonnes d’un pétrole bien plus lourd et toxique que celui jusqu’à présent déversé, se font lentement dégradés par la corrosion (Les larmes noires de l’océan – Arte, 2017).

 

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Sources :

  1. https://www.planetoscope.com/Pollution/1815-marees-noires-aux-etats-unis.html
  2. https://www.planetoscope.com/eau-oceans/287-degazages-dans-les-mers-et-oceans-de-la-planete.html
  3. https://www.dailymotion.com/video/x616ql6

 

Smokeflower

Mais le pétrole est encore nécessaire pour nombre de nos activités. Ainsi, tout autour du monde, la pollution atmosphérique aux particules fines inférieures à 2,5 microns concerne 92 % de la population (source : OMS, 2016). Elles proviennent de la combustion fioul, mais aussi du bois et du charbon. Rejetées dans l’air par l’industrie, l’agriculture et les véhicules diesel, elles seraient responsables de la mort de 9 millions de personnes chaque année, notamment en augmentant les risques cardio-vasculaires et du cancer du poumon (Le Monde, 2019).

Si le pétrole est utilisé à 58% dans le transport, il est aussi utilisé pour fabriquer le plastique et les vêtements mais aussi les cosmétiques et de l’électricité (source : OPEC, 2017). En tout, ce sont 100,7 millions de barils par jour qui ont été utilisés en 2019, soit plus de 185 000 litres par seconde (source : U.S. Energy Information Administration, 2020) et malgré sa soit-disant raréfaction, sa consommation ne cesse d’augmenter.

 

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Sources :

  1. https://www.who.int/fr/news-room/detail/27-09-2016-who-releases-country-estimates-on-air-pollution-exposure-and-health-impact
  2. https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/03/12/la-pollution-de-l-air-tue-deux-fois-plus-que-prevu_5435029_3244.html
  3. https://www.opec.org/opec_web/flipbook/WOO2017/WOO2017/assets/common/downloads/WOO%202017.pdf
  4. https://www.eia.gov/outlooks/steo/report/global_oil.php

 

Antidote

Il y aurait plus de 92 milliards d’animaux tués chaque année pour nourrir la population humaine et ce, sans compter les poissons (source : FAO, 2018). Or, la plupart de ce bétail est traité aux antibiotiques pour diminuer la mortalité et augmenter la productivité. Ceci a pour effet de contribuer à la résistance des bactéries aux différents antibiotiques (source : Le Figaro, 2017), phénomène qui devrait causer 10 millions de victimes humaines par an d’ici 2050, soit plus que le cancer (source : La Dépêche, 2014).

La consommation d’animaux sauvages, quant à elle, est la source de zoonoses qui provoquent des pandémies qui inquiètent le monde, tels que la grippe aviaire ou la grippe porcine (source : OMS, 2018), mais aussi Ebola et les coronavirus qui proviendraient de chauves-souris (source : FAO, 2011). Les zoonoses représenteraient 60 % des maladies et seraient responsables de 2,7 millions de morts chaque année (source : Grace et al., 2012).

 

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Sources :

  1. http://www.fao.org/faostat/en/#data/QL
  2. http://sante.lefigaro.fr/article/le-betail-responsable-de-la-resistance-a-certains-antibiotiques/
  3. https://www.ladepeche.fr/article/2014/12/15/2012044-resistance-antibiotique-10-millions-de-morts-par-an-en-2050-2050.html
  4. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/influenza-(avian-and-other-zoonotic)
  5. http://www.fao.org/3/a-i2407e.pdf
  6. https://cgspace.cgiar.org/bitstream/handle/10568/21161/ZooMap_July2012_final.pdf?sequence%253D4

 

Arena

Le sport fédère plus que les décisions politiques qui influencent nos vies. En France, la coupe du monde de football et les Jeux Olympiques de 2018 ont accaparé l’attention de près de 51,5 millions et 43,4 millions de supporters, respectivement (source : Médiamétrie, 2018) quand un an plus tôt, les élections présidentielles et législatives avaient rassemblé environ 37 millions et 20 millions de citoyens, respectivement (source : Ministère de l’intérieur, 2017).

Le soir de la victoire de l’équipe de France lors de la finale de la coupe du monde de football, plusieurs millions de personnes étaient descendues sur les Champs Élysées pour acclamer l’équipe victorieuse (source : Le Parisien, 2018), quand il n’étaient plus que 288 000, quatre mois plus tard, à rejoindre les rues lors du mouvement de contestation des « Gilets jaunes » (source : Le Figaro, 2019).

 

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  • Shutterstock : gpointstudio, Mo Wu

 

Sources :

  1. https://www.mediametrie.fr/fr/coupe-du-monde-de-football-2018-une-victoire-tv-bien-orchestree
  2. https://www.mediametrie.fr/fr/JO-PyeongChang-2018
  3. https://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-elections/Election-presidentielle-2017/Election-presidentielle-2017-resultats-globaux-du-premier-tour
  4. http://www.leparisien.fr/sports/football/coupe-du-monde/direct-les-bleus-sont-champions-du-monde-la-folie-des-francais-dans-les-rues-15-07-2018-7821558.php
  5. https://www.lefigaro.fr/politique/2019/01/12/01002-20190112ARTFIG00126-de-l-acte-i-a-l-acte-ix-la-mobilisation-des-gilets-jaunes-en-chiffres.php

 

Unborn

Environ 25 % des couples rencontrent des difficultés pour concevoir un enfant. Le nombre de spermatozoïdes par millilitre serait passé progressivement de 80 à 40 millions entre 1973 et 2000 (source : Le Parisien, 2017). La principale cause serait les perturbateurs endocriniens, des substances chimiques présentes dans les aliments et les cosmétiques, qui modifient le système hormonal (source : Santé publique France, 2018).

Les autres causes sont nombreuses, par exemple, le syndrome des ovaires polykystiques, qui touche environ 10 % des femmes, serait la première cause d’infertilité chez la femme (source : INSERM, 2019). Le tabac, l’alcool, la hausse de l’obésité, les ondes des téléphones portables seraient d’autres facteurs importants faisant que de plus en plus de couples font appel à l’assistance médicale à la procréation. Il y aurait eu une augmentation de 25 % du nombre d’embryons stockés en France entre 2006 et 2015, soit 221 538 embryons destinés à la fécondation in vitro (source : INSERM, 2019).

 

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  • Shutterstock : Nasgul, Comaniciu Dan, Narongsak Nagadhana, remuhin

 

Sources :

  1. http://www.leparisien.fr/societe/l-infertilite-croissante-un-vrai-sujet-d-inquietude-03-11-2017-7369893.php
  2. http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2018/22-23/index.html
  3. https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/infertilite
  4. https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/assistance-medicale-procreation-amp

 

Refugees

On compte plus de 25 millions de réfugiés à travers le monde (source : UNHCR, 2019), dont 2 millions auraient immigrés en Europe en 2016. Parmi eux, 1,2 millions auraient fait une demande d’asile à l’un des États membres de l’Union européenne, marquant une nette diminution à partir de 2017 (source : Eurostat, 2018). Pourtant, 84 % des réfugiés vivent dans des pays en développement, principalement en Afrique et au Moyen-Orient (source : Amnesty International, 2017).

2 260 migrants sont morts en Méditerranée en 2018 (source : Le Monde, 2019) et 1 090 en 2019 (source : ONU, 2019), fuyant la guerre et attirés par le rêve d’une vie meilleure. Pourtant, en Europe, 17,3% de la population (soit 87 millions de personnes) vivrait en-dessous du seuil de pauvreté en 2015, avec des variations conséquentes d’un pays à l’autre. En France, par exemple, ce serait ainsi 13,6% de la population qui serait concernée contre 22,3% en Espagne (source : Observatoire des inégalités, 2018).

 

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  • Flickr : Commander U.S. Naval Forces Europe-Africa/U.S. 6th Fleet

 

Sources :

  1. https://www.unhcr.org/figures-at-a-glance.html
  2. https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php?title=Asylum_statistics/fr#Nombre_de_demandeurs_d.E2.80.99asile:_chute_en_2018
  3. https://www.amnesty.org/fr/what-we-do/refugees-asylum-seekers-and-migrants/global-refugee-crisis-statistics-and-facts/
  4. https://news.un.org/fr/story/2019/11/1056201
  5. https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/03/plus-de-2-260-migrants-morts-en-mediterranee-en-2018_5404889_3210.html
  6. https://www.inegalites.fr/La-pauvrete-en-Europe

 

Slavery

On estime à 25 millions le nombre de victimes du travail forcé autour du monde et à plus de 15 millions les victimes d’un mariage forcé (source: Organisation Internationale du Travail, 2017). Les victimes de cet esclavage moderne sont à 71 % des femmes et des filles, proportion qui monte jusqu’à 99 % dans l’industrie du sexe. Une partie de ces victimes provient de la traite des êtres humains ( environ 25 000 personnes par an) qui aurait très souvent pour origine des pays plus pauvres, orientée vers les pays plus riches, mais une bonne partie ce cette traite se ferait aussi à l’intérieur des frontières d’un même pays (source : United Nations Office on Drugs and Crime, 2018).

Environ 60% de la traite des êtres humains aurait pour but l’exploitation sexuelle, majoritairement des femmes et des filles, alors que le reste serait destiné au travail forcé, majoritairement des hommes et des garçons, générant un chiffre d’affaire de 32 milliards de dollars. Les conflits armés seraient majoritairement liés au trafic d’êtres humains (source : Libération, 2019). En Libye, les migrants seraient vendus pour 200 ou 300 euros afin de travailler comme esclaves sur des chantiers ou dans les champs (source : La Dépêche, 2019).

 

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Sources :

  1. https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/@ed_norm/@ipec/documents/publication/wcms_596484.pdf
  2. https://www.unodc.org/documents/human-trafficking/2019/GLOTiP_2018_BOOK_web_small.pdf
  3. https://www.liberation.fr/planete/2019/01/23/la-traite-des-etres-humains-en-augmentation-dans-le-monde_1704457
  4. https://www.ladepeche.fr/article/2019/01/08/2936594-traite-etres-humains-trafic-mondial-32-milliards-dollars.html

 

Warming

Le réchauffement climatique s’accentue, faisant monter les températures et disparaître les réserves en eau douce. Depuis 1880, la température moyenne mondiale a augmenté de plus de 1°c et 19 des 20 années les plus chaudes ont été celles suivant 2001. En conséquence, les glaces de l’Arctique disparaisse de plus de 12 % par an, faisant monter les océan de 3,3 mm chaque année (source : NASA, 2020). Parallèlement, la désertification avance de 120 000 km² par an dans le monde (source : Planetoscope, 2012). Le Sahara, par exemple, aurait augmenté de 10 % en moins d’un siècle (source : l’Obs, 2018).

Pourtant, alors que la population a augmenté de 340 % entre 1900 et 2010, la consommation d’eau, elle, a augmenté de 630 %, principalement pour les besoins de l’agriculture et de l’industrie (autour de 80-90% selon les régions ; source : FAO, 2010). A titre individuel, la consommation quotidienne en eau par habitant s’élève à 430 litres en Amérique du Nord et environ 260 litres en moyenne en Europe (218 litres en France et 289 litres en Espagne), elle est de moins de 40 litres en Afrique subsaharienne (à peine plus de 2 litres par jour en Somalie ; source : FAO-Aquastat, 2016) alors que pour boire et satisfaire ses besoins d’hygiène, chaque personne aurait besoin de 20 à 50 litres d’eau chaque jour (source : OMS).

 

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Sources :

  1. https://climate.nasa.gov/
  2. https://www.planetoscope.com/sols/273-avancee-des-deserts-dans-le-monde.html
  3. https://www.nouvelobs.com/planete/20180802.OBS0450/changement-climatique-les-deserts-s-etendent-et-voici-pourquoi-c-est-grave.html
  4. http://www.fao.org/aquastat/fr/overview/methodology/water-use
  5. http://www.fao.org/nr/water/aquastat/countries_regions/profile_segments/EuropeEastern-WU_eng.stm
  6. https://www.who.int/globalchange/ecosystems/water/fr/

 

Vital queue

Certains sont prêts à faire 16 heures de queue et à attendre toute une nuit pour pouvoir dépenser plus de 1 300 € et enfin de posséder le dernier téléphone à la mode (source : Ouest France, 2017), permettant aux marques de générer 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires quotidien (source : Le Figaro, 2017), quand d’autres, pas si éloignés que cela, doivent attendre autant pour simplement pouvoir avoir accès à de l’eau potable.

À l’échelle mondiale, les femmes et les filles consacrent environ 200 millions d’heures par jour à la collecte d’eau. Dans certaines régions de l’Afrique, les femmes doivent faire huit heures de marche aller-retour pour aller chercher de l’eau. D’ici à 2040, près de 600 millions d’enfants vivront dans des régions aux ressources en eau extrêmement limitées alors que, paradoxalement, 530 millions d’enfants vivront dans des zones où le risque d’inondation est extrêmement élevé (source : UNICEF, 2017).

 

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  • Unsplash : Marcus Lofvenberg
  • Shutterstock : Paskee, Robert Cicchetti, RomarioIen

 

Sources :

  1. https://www.ouest-france.fr/economie/l-iphone-x-debute-en-asie-sa-sortie-mondiale-5355919
  2. https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/11/03/32001-20171103ARTFIG00254-iphone-x-le-spectacle-derisoire-des-files-d-attente.php
  3. https://www.unicef.org/french/wash/waterandclimate/

 

Underwater

Sous l’eau, plus de 14 000 tonnes de déchets radioactifs ont été immergés dans les fosses des océans par la France depuis les années 40 (source : Le Monde, 2012). Et 14 pays ont officiellement procédés de même dans plus de 80 sites autour du monde. L’activité totale des déchets était d’environ 85 000 térabécquerel à la date de leur immersion sans pratiquement aucune surveillance de la dégradation des fûts (source : Libération, 2018).

Une convention internationale interdisant cette pratique a été signée en 1993. Pourtant, malgré tout, la France continue a déverser des déchets dans la Manche (source : Le Parisien, 2019). En Italie, c’est la mafia qui coule des navires chargés de tels déchets dans la Méditerranée, au large des côtes et en toute impunité (source : France TV Info, 2011). En attendant, avec l’altération inexorable des conteneurs, les déchets solides et liquides continuent de se répandre directement dans la mer.

 

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Sources :

  1. https://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/11/des-dechets-radioactifs-francais-ont-aussi-ete-immerges-dans-l-atlantique_1732418_3244.html
  2. https://www.liberation.fr/checknews/2018/11/16/que-vont-devenir-les-dechets-nucleaires-jetes-dans-les-oceans_1681631
  3. http://www.leparisien.fr/societe/toujours-plus-de-dechets-radioactifs-dans-la-manche-17-08-2019-8134896.php
  4. https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-mafia-transforme-la-mediterranee-en-poubelle-pour-dechets-toxiques_1635079.html

 

Sandless

Sur les côtes, ce n’est pas mieux. Le sable est la seconde ressource la plus utilisée dans le monde, derrière l’eau. Chaque année, ce sont entre 40 et 50 milliards de tonnes de sables qui sont extraits et utilisés pour la construction principalement, mais aussi l’électronique, le papier, la cosmétique et bien d’autres produits (source : La Tribune, 2019). Extrait à la main, comme aux Maldives (source : Le Monde, 2015) ou au Maroc (source : Ouest-France, 2019), ou industriellement comme en Inde, il soutient la croissance de villes comme Singapour ou Dubaï, qui bien qu’entourée de désert importe paradoxalement de grandes quantités de sable d’Australie afin de construire ses îles artificielles.

Le marché estimé à 62,4 milliards d’euros par an aiguise les appétits de véritables mafias qui n’ont que faire de la disparition des plages, accélérant ainsi l’érosion et provoquant des inondations, au point que sept îles qui se trouvaient dans le détroit de Macassar, en Indonésie, ont déjà disparues (source : Ouest-France, 2019).

 

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Sources :

  1. https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/52889/reader/reader.html#!preferred/1/package/52889/pub/76936/page/6
  2. https://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2015/09/01/le-sable-en-voie-de-disparition_4742188_1655027.html
  3. https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/71875/reader/reader.html#!preferred/1/package/71875/pub/102189/page/18
  4. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/biens-d-equipement-btp-immobilier/le-sable-une-ressource-essentielle-en-voie-de-disparition-828029.html

 

Bloody mining

La course aux ressources naturelles, aussi bien hydrocarbures, métaux et pierres précieuses que terres rares, notamment utilisées dans les appareils électroniques, conduit inexorablement à la déforestation d’immenses zones. On estime ainsi à 1680 km2 le recul de la forêt amazonienne causé uniquement par la recherche d’or entre 2001 et 2013 (source : Science et Avenir, 2015). Recul s’aggravant depuis en 2018 (source : National Geographic, 2018).

Elle conduit souvent aussi, paradoxalement, à ralentir la croissance de pays fragiles détenteurs de ces ressources à cause des conflits qu’elle génère. Comme au Sierra Leone en 1999, qui conduisit à faire plus de 120 000 morts (source : ONU, 2007). Elle favorise enfin l’exploitation des enfants, dont 73 millions travailleraient encore dans des conditions dangereuses en 2016 (source : Organisation Internationale du Travail, 2017).

 

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  • Wikipedia : diginatur

 

Sources :

  1. https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/january-2007/conflits-et-ressources-naturelles
  2. https://www.nationalgeographic.fr/environment/la-deforestation-de-la-foret-amazonienne-atteint-un-pic-en-2018
  3. https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/les-mines-d-or-grignotent-de-plus-en-plus-l-amazonie_15411
  4. https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/@ed_norm/@ipec/documents/publication/wcms_596480.pdf

 

Nuke

Les guerres nées de tensions liées aux ressources naturelles seront de plus en plus fréquentes avec la diminution de celles-ci. Des tensions sont déjà très fortes en Asie (particulièrement en mer de Chine) ainsi qu’aux portes de l’Europe et menacent la paix mondiale. Avec le réchauffement climatique, ce sera bientôt l’Arctique qui sera le centre des nouvelles tensions (source : Le Point, 2019).

D’après les experts, le risque nucléaire n’aurait d’ailleurs jamais été aussi élevé depuis la fin de la guerre froide (source : Les Echos, 2019). Après l’annexion de la Crimée en Ukraine en 2014, la Russie intimiderait à présent les pays baltes (source : Le Point, 2018). Il resterait environ 16 000 bombes nucléaires à travers le monde, majoritairement en Russie et aux USA (source : Le Figaro, 2017), toutes plus puissantes que celles lâchées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945.

 

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  • Shutterstock : bibiphoto, studioloco

 

Sources :

  1. https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/le-monde-au-bord-de-la-crise-nucleaire-1133172
  2. https://www.lepoint.fr/monde/les-pays-baltes-previennent-les-etats-unis-de-ne-pas-sous-estimer-la-menace-russe-06-03-2018-2200180_24.php
  3. https://www.lepoint.fr/monde/l-arctique-bientot-au-coeur-des-tensions-militaires-05-09-2019-2333887_24.php
  4. https://www.lefigaro.fr/international/2017/10/06/01003-20171006ARTFIG00183-l-arme-nucleaire-en-cinq-chiffres-cles.php

 

Press at war

La plupart des journaux et des magazines de presse appartiennent à quelques individus. En France, une dizaine de milliardaires contrôlent 90 % de la presse (source : l’Humanité, 2016) réduisant de fait la diversité de la presse ainsi que le nombre de points de vues. Encore plus préoccupant : ce sont deux grands groupes d’armement qui possèdent la plupart des magazines via les groupes d’édition Hachette-Filipacchi et Socpresse (sources : Le Monde Diplomatique, 2005 ; Mediapart, 2009).

A la main mise sur les médias, s’ajoute le recul de la liberté de la presse (source : Reporter sans frontières, 2016). D’après une étude du Conseil de l’Europe, 40 % des journalistes européens seraient en effet victimes de pressions et d’autocensure (source : Europe1, 2017). Enfin, la presse étant elle-même assujettie à la nécessité de générer des revenus, comme toute industrie, elle se voit contrainte de traiter les faits qui sont les plus lucratifs, créant des modes éditoriales. Ainsi, 10 % des sujets traités (les plus médiatiques) représenteraient 70 % des articles écrits dans les sites d’information d’actualité sur internet (source : Marty et al., 2008).

 

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Sources :

  1. https://www.humanite.fr/aujourdhui-ce-sont-les-milliardaires-qui-vous-informent-604244
  2. https://blogs.mediapart.fr/edition/association-des-lecteurs-de-mediapart-alm/article/010209/faisons-le-point-sur-la-concen
  3. https://www.monde-diplomatique.fr/2005/01/RAMONET/11796
  4. https://rsf.org/fr/actualites/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2016-une-degradation-profonde-et-preoccupante
  5. https://www.europe1.fr/medias-tele/de-nombreux-journalistes-victimes-de-pressions-qui-les-poussent-a-lautocensure-3306071
  6. https://journals.openedition.org/mots/19832

 

Crisis

Lors de la crise de 2008, générée pour avoir spéculé sur les obligations de subprimes, les banques ont perdu environ 25 000 milliards de dollars (source : Le Monde, 2008), nécessitant des aides gouvernementales sans précédent. Aux États-Unis, plus de 3 millions de personnes ont perdu leur logement (source : Le Monde, 2012) et les taux de chômages ont atteint des sommets, faisant s’écrouler le rêve d’autant de familles.

Aujourd’hui, c’est un petit virus qui provoque la crise, paralysant le monde entier (source : Le Monde, 2020). Alors, que les usines s’arrêtent et que les voitures restent immobiles, tous les secteurs de l’économie sont impactés, de l’énergie au tourisme en passant par les petits commerces, forcés de rester fermés. Et pendant ce temps, la bourse s’effondre à nouveau (source : les Echos, 2020).

 

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  • Pixabay : sergeitokmakov

 

Sources :

  1. https://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/25/25-000-milliards-de-dollards-evanouis_1110953_1101386.html
  2. https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/04/23/a-orlando-les-expulses-du-reve-americain-vivent-un-enfer_1689699_3222.html
  3. https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/03/17/la-chute-des-bourses-est-un-probleme-pour-toute-l-economie_6033358_3234.html
  4. https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/coronavirus-les-bourses-europeennes-pretes-a-repartir-a-la-baisse-1186425

 

The end

Chaque année, des centaines de défenseurs de l’environnement : autochtones, journalistes ou militants écologistes, sont assassinés quand ils ne sont pas intimidés et réduits au silence. Ce sont en effet 207 lanceurs d’alertes qui ont été tués en 2017, tandis que 164 ont été assassinés en 2018 (sources : Global witness, 2018-2019) alors qu’ils essayaient simplement de défendre leurs droits.

Les meurtres sont le plus souvent perpétrés par des soldats, par la police ou des forces paramilitaires, directement en lien avec l’entreprise polluante incriminée ou sur ordre d’officiels agissant en collusion et ayant des intérêts dans les entreprises commanditaires (source : Global witness, 2018). Les pays les plus dangereux sont les Philippines, la Colombie, l’Inde, le Brésil, le Guatemala, le Mexique, le Pérou et le Nicaragua, tandis que les secteurs les plus meurtriers sont l’extraction minière et de sable, l’agriculture, l’eau et les barrages, le braconnage et l’exploitation forestière (sources : Global witness, 2019 ; Le Monde, 2019).

 

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Sources :

  1. https://www.globalwitness.org/en/campaigns/environmental-activists/at-what-cost/
  2. https://www.globalwitness.org/en/campaigns/environmental-activists/enemies-state/
  3. https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/30/plus-de-160-defenseurs-de-l-environnement-tues-en-2018-selon-une-ong_5494751_3244.html

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